Echangeur entartré sur une chaudière à production d'eau chaude (24/12/08)
Il a été conseillé à cet internaute des solutions fantaisistes pour résoudre ses problèmes. Nous n'en donnerons pas les détails car ils se réfèrent à des technologies tout à fait farfelues du point de vue technique (antitartre electrique !!! ...qui n'est basé sur aucune théorie scientifique réelle). Il nous faut des éléments précis pour répondre de manière précise au problème.
Il s'agit de 2 techniques membranaires de déminéralisation d'eau différentes.L'electrodialyse utilise les propriétés electrolytiques de l'eau dans laquelle on fait passer un courant continu, en isolant les electrodes par des membranes qui laissent passer, soit les anions, soit les cations.L'osmose inverse n'utilise pas les propriétés electrolytiques de l'eau mais un effet de pression d'eau sur une membrane laquelle retient les anions et cations de l'eau.
Il suffit de faire la balance ionique ( anions et cations, balance: somme des anions = somme des cations) et à partir des équivalences des différents ions dont les analyses fournissent les teneurs généralement en degrés français, l'on transforme les degrés français en mg/l des éléments considérés et on en fait la somme. L'on obtient la salinité de l'eau en mg/l.
Oui, avec une injection de produits chélatants, qui ont pour mission de stabiliser la dureté de l'eau aux températures auxquelles travaillent les bouilleurs évaporateurs.
Ces produits sont de plusieurs familles, dont notamment les organophosphates, les dérivés polymaléiques, etc.
Théoriquement, si l'eau adoucie est coupée avec de l'eau brute pour l'obtention d'une dureté totale de l'eau obtenue permettant que cette eau soit équilibrée ( non entartrante, non agressive), l'adoucissement partiel sur résines est une bonne technique. En règle quasi générale, le coupage eau brute / eau adoucie n'est pas correctement fait pour des raisons diverses ( variations de pression d'eau, etc.), et dans ce cas non seulement l'adoucissement n'est plus adapté mais l'on risque des corrosions du système de distribution.
La méthode qui devrait toujours être utilisée est l'étude rationnelle des paramètres influant sur le comportement de l'eau dans le type de circuit concerné.
Dans tous les modèles "sérieux" d'études aux mains des spécialistes, il est tenu compte de l'ensemble des paramètres suivants, dont aucun n'est moins important que l'autre:
Analyse physico-chimique et bactériologique de l'eau: analyses ponctuelles et surtout courbes de variations des différentes caractéristiques dans le temps, sur une période suffisamment longue pour en apprécier le degré de stabilité.
Disponibilité de la source d'eau et si nécessaire, caractéristiques des eaux de substitution.
Températures de peau de métal dans le circuit: moyennes, maxi.
Nature des métaux présents dans le circuit.
Types d'échangeurs utilisés.
Matériaux constitutifs des tours de refroidissement.
Volume en eau du circuit en état normal de fonctionnement et débit de circulation ( moyen et maxi)
Normes de rejet des eaux dans le milieu naturel ( purges d'eau du circuit)
Echangeur témoin disponible ?
Sur de trés gros circuits, il est parfois necessaire de faire des essais de conditionnement sur pilote, in situ, tant sur le plan chimique du conditionnement que sur le plan bactériologique. L'étude d'une unité pilote fait partie du travail des spécialistes dont le travail sera d'apprécier les facteurs réducteurs des masses en jeu afin de pouvoir extrapoler en grandeur réelle les résultats obtenus avec l'unité pilote.
Cette unité pilote sera, autant que faire se peut, maintenue en état de fonctionnement et sera exploitée en parallèle de l'unité principale pour tester d'éventuelles nouvelles techniques de conditionnement ( nouvelles molécules dispersantes, nouveaux inhibiteurs de corrosion, nouveaux biocides etc.).
Tant pour l'étude classique du traitement que pour l'exploitation du pilote sur lequel seront réalisés les essais, l'informatique jouera un rôle important en permettant l'exploitation facile des modèles mathématiques établis par les spécialistes.
Il s'agit du cas où un Ingénieur Conseil est particulièrement indiqué, car il y a des analyses à faire réaliser - voire des campagnes d'analyses - , des mesures de débits à mettre en oeuvre, une synthèse des résultats à faire. C'est un travail important qui doit être fait par un spécialiste si l'on veut réussir le schéma du réseau séparatif.
Non; c'est à éviter.
Non, quand le personnel qui est chargé de l'exploiter est compétent, et si le prétraitement de l'eau est convenable ( filtration, ou plus généralement élimination des MES), ce qui est souvent le point faible de l'installation.
Nous n'avons pu obtenir aucune explication scientifique précise sur ces appareils De plus, les quelques interventions que nous pu faire dans un cadre technique où de matériel existait nous ont permis de ne constater que des résultats très moyens. Nous ne donnerons pas d'avis sur ce type de produit.
Pas exclusivement; tout dépend de l'analyse du dépôt; il peut être procédé, préalablement à un "bouillissage alcalin".
Notre intention n'est pas, dans un premier temps, de publier toutes les réponses qui ont été faites aux différents intervenants, étant entendu que les questions étaient souvent assorties de précisions, modifiant parfois quelque peu le sens donné à la réponse, dans le cadre du cas particulier examiné.
Il faut noter que certaines des questions posées sont élémentaires, et trouvent leur réponse dans certaines pages du présent site.
Ceci nous conduit à compléter, voire modifier certains des documents que nous publions afin de mieux nous adapter à la demande des lecteurs.