CALCULS DE L'ENCRASSEMENT ou de L'ENTARTRAGE
DES ECHANGEURS DE CHALEUR PAR l'EAU
par Jacques Detrigne
L'encrassement et l'entartrage sont des notions différentes. En effet, l'encrassement est le salissement des surfaces par des matières insolubles alors que l'entartrage est le dépôt sur les surfaces métalliques de sels alcalino-terreux c'est à dire de calcium ou de magnésium.
L'on comprend pourquoi un encrassement puisse être partiellement ou totalement un entartrage. Toutefois, l'on ne se débarrasse pas de ces deux inconvénients par les mêmes méthodes.
Schéma d'un circuit à eau recirculée
Pourquoi et comment apprécier l'encrassement ?
Exemples d'échangeurs "sale" et "propre"
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Rappel technique
Le degré d'encrassement des échangeurs de chaleur s'apprécie par la mesure du coefficient global de transfert de chaleur.
L'évolution de ce paramètre dans le temps est une réplique fidèle de l'évolution de l'état physique des surfaces d'échange, tant du côté eau que du côté fluide refroidi. Ceci permet donc de pouvoir imputer un salissement, non pas seulement au circuit d'eau, mais également au circuit "process", ce qui n'est toujours pris en compte par les exploitants, surtout lorsqu'il faut faire vite lors d'un arrêt et qu'il n'est pas toujours facile de visiter les deux "faces" des surfaces d'échange.
Nous rappelons la formule qui permet le calcul du coefficient d'échange:
Soit:
| T1 : Température entrée procédé T2 : Température sortie procédé T3 : Température entrée eau T4 : Température sortie eau D1 : Débit fluide procédé D2 : Débit eau S : Surface d'échange C1 : Enthalpie liquide procédé |
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La température moyenne logarithmique de température a pour valeur:
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Le coefficient d'échange Hg a pour valeur:
Courbes de variations de Hg
En principe, les courbes de variations concernant les échangeurs ont l'allure ci-après. Plus T1 et T2 sont éloignés de 0, meilleure est la performance de l'échangeur , car meilleure est sa résistance à l'encrassement.
Il est évident que la mesure des paramètres est primordiale dans la conformité de la courbe avec l'encrassement réel des surfaces d'échange.
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Après un examen de la courbe de variation du coefficient de transfert, et la décision d'arréter un échangeur pour faire son nettoyage, il est essentiel d'établir une relation d'état réel des surfaces à courbe découlant de la mesure des paramètres, afin d'appliquer un coefficient de correction d'appréciation qui peut éventuellement être le déplacement Hg2, établi empiriquement comme point d'alerte pour l'arrêt de l'échangeur concerné.
Si l'état interne de l'échangeur ne correspond pas à ce que l'on attendait lors de la lecture de la courbe, il faut penser à recalibrer tous les capteurs qui ont un rôle de détermination directe du coefficient global d'échange. Hg1 = valeur de référence de l'échangeur propre |
Procédure & résultats
Voir également schéma évolutif des encrassements des échangeurs de chaleur.
Encrassement rapide |
Ce qui est souhaitable... |
Consultez également évolution graphique de l'encrassement
Voir également:
Mesure de la corrosion
Encrassement des échangeurs alimentés en eau de mer
Circuits à eau recirculée