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Nos principales activités sont: - Conception d'installations de traitement et conditionnement des eaux - Contrôles d'installations sur site, analyses, essais, tests, formation - Contrôles continus par contrat d'assistance technique "en ligne" Cell Phone: (33) 673.22.31.29 |
La plupart des cas que nous avons à traiter frequemment et pour lesquels nous pouvons peut-être vous apporter une aide sont résumés ci-après:
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Site mis à jour le 14 décembre 2009
Cet espace est en permanence mis à jour en fonction des nombreux échanges techniques générés par l'assistance en ligne de nos clients; il leur est principalement réservé et les dossiers ne sont accessibles qu'au moyen de mots de passe.
Il est également accessible aux industriels qui nous contactent (ou que nous contactons) afin de leur communiquer des éléments qui n'intéressent pas le grand public, mais sont réservés aux professionnels (Industriels, Avocats, Enginering).
Les dossiers ou documents ainsi publiés ne sont accessibles qu'au moyen de mots de passe , lesquels sont communiqués aux intéressés qui sont concernés par les contenus de ces dossiers.
N° 1 : Déminéralisation totale
N° 2 : Filtration sous pression - Diagnostic
N° 3 : Séparation eau - hydrocarbures - Tests de faisabilité
N° 4 : Procédure analyses bactériologiques eau industrielle.
N° 6 : Conditionnement des eaux des circuits
N° 7 : Extraction des chlorures dans l'eau
N° 8 : Visite technique et photos de matériel
N° 10: Formulations pour circuits de refroidissement.
Contrats clients
N° C2 : Corrosion bactérienne circuit refroidissement
N° C3 : Suivi qualité d'eau de refroidissement
N° C4 : Rapport intervention contractuelle
N° C5 : Suivi technique à distance
N° C9: Analyse dossier technique
N° C10 : Suivi traitement d'eau de refroidissement
Informations particulières
Info 1: Notre activité de conseil
Info 2: Contrat d'assistance technique
Info 3: Contrat d'assistance technique
info 4: Contrat d'assistance technique
Info 5: Contrat d'assistance technique.
Info6: Contrat d'assistance technique
Info 7: Formation traitement des eaux
Info 8: Assistance technique circuit
info 10: Assistance technique
info 11: Assistance technique
info 12: Assistance technique
info 13: Assistance technique
REFERENCES .....Haut de page

Jacques DETRIGNE
Ingénieur Conseil en traitement des eaux.
Cell phone: (33) 673 22 31 29
Parcours professionnel
De 1962 à 1974: Ingénieur dans une société spécialisée dans le traitement et conditionnement des eaux industrielles.
Responsable technique d'une région de France ( Ouest), je travaille plus particulièrement dans les types d'industries suivants:
- Industrie alimentaire ( laiteries, cidreries)
- Metallurgie lourde (Aciérie)
- Papéteries ( pâte à papier, ouate de cellulose)
- Raffineries de pétrole
- Pétrochimie
J'y acquiers une expérience dans les domaines de traitements d'eaux suivants:
- Tous traitements d'eaux de chaudières BP, MP et HP
- Eaux résiduaires industrielles
- Décantation lamellaire appliquée au traitement des eaux résiduaires en vue de la récupération de matières recyclables
- Formation des personnels d'exploitation ( plus de 2000 heures de formation)
De 1974 à 1990: Changement de société, toujours dans le traitement des eaux.
Responsable technique de la société sur une partie de la France, sur l'Afrique du Nord et sur l'Afrique de l'Ouest: J'assure les études et l'assistance technique en particulier pour tous les systèmes de refroidissement en eau recyclée ou en circuit ouvert ( circuits en eau de mer).
L'assistance technique est une assistance par visites régulières sur les sites, avec contrôles et diagnostics sur place, formation du personnel, en particulier dans les types d'industries ci-après:
- Raffineries de Pétrole en Afrique du nord ( Algérie, Tunisie et Maroc)
- Raffineries de pétrole en Afrique de l'Ouest ( Côte d'Ivoire, Cameroun)
- Industries alimentaires ( laiteries, huileries, sucreries)
- Industries textiles.
En 1990 : Création d'un cabinet de conseil et d'expertise spécialisé en traitement des eaux industrielles neuves et résiduaires.
Depuis 1990: Travaux d'études d'expertises et de conseil en France, Afrique et Moyen-Orient.
D'autre part, depuis 1964, je suis Expert judiciaire près la Cour d'Appel de Rouen, dans la spécialité: Chimie, Traitement des eaux et Pollution.
Pour toute information complémentaire: detrigne@aol.com

Cet article a été revu par un Docteur en Médecine; nous communiquons un lien sur un de ses articles publié sur le WEB
http://detrigne.perso.neuf.fr/santetravail.html
Bien des questions nous sont posées sur la légionellose, cette maladie qui fait de temps en temps parler d'elle, et qui a un lien avec les eaux utilisées dans l'industrie comme nous allons le rappeler ci après.
Qu'est-ce que la légionellose ?
Il s'agit d'une infection provoquée par des bactéries ( genre légionella). Le germe se développe dans l'eau à une température d'environ 37°C ( plage de températures favorable: de 25 à 40°C). La maladie se traduit par une infection pulmonaire; elle est mortelle dans 15% des cas.
Seuil de contamination des légionelles: 1000 UFC/l. Au-delà de ce seuil ( 10000 à 100000 UFC/l., le circuit d'eau ( lorsqu'il s'agit d'un circuit d'eau de refroidissement industriel à eau recirculée) doit être arrété et nettoyé selon des procédures bien définies.
Où peut-on trouver cette bactérie ?
Cette bactérie peut être présente dans les eaux dites "douces" à partir du moment où elle s'y développe, c'est à dire avec une température qui permet ce développement.
Les légionelles sont présentes dans les principaux endroits suivants:
- Circuits de distribution d'eau chaude
- Réseaux d'eau potable
- Circuits de refroidissement à eau recirculée avec évaporation (cf photo ci-dessous)
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Gouttelettes d'eau dans l'environnement des tours de refroidissement
- Boues d'épuration
- Rivières
- Tous systèmes vaporisant ou micronisant de l'eau ( cf photo ci-dessous)
Micronisation d'eau à la terrasse d'un café dans une région chaude, afin de rafraîchir la clientèle.
Dans le domaine qui nous intéresse ( l'industrie), le lieu permettant le développement le plus rapide est l'eau des circuits de refroidissement. En effet, la température idéale de multiplication de la bactérie légionella étant comprise entre 25 et 4O°C, il s'agit là d'une température généralement existante dans les circuits à eau recirculée, dans lesquels, d'ailleurs, de grands volumes d'eaux sont stockés et recirculent. La période de l'année où la qualité de l'eau est optimale pour la multiplication de la légionella est la période chaude, c'est à dire l'été. Dans les pays chauds, il n'y a pas de période de reproduction optimale.
Les facteurs qui favorisent la prolifération de la bactérie sont, dans un circuit de refroidissement:
- Les dépôts de sels alcalino-terreux ( tartres) ainsi que les dépôts d'oxydes métalliques ( dépôts de résidus de corrosion).
- Les endroits d'eau stagnante du circuit ( bras morts, queues de lignes etc.)
- Tous types de matières en suspension ou végétaux obstruant partiellement les voies de circulation d'eau.
Comment la légionella se transmet-elle à l'homme ?
Le plus simplement possible; la bactérie se trouve dans l'eau et par conséquent dans les gouttelettes d'eau produites dans le système ( brouillard de gouttelettes formées au niveau des tours de réfrigération par aspersion sur les clayettes dans un contre courant d'air naturel ou artificiel); l'inhalation de ces gouttelettes éventuellement contaminées constitue le mécanisme de contamination.
La légionellose n'est pas source de contagion inter-humaine.
Oui, il existe des traitements bactéricides permettant l'élimination des bactéries responsables de la légionellose.
Ces traitements consistent en l'injection de produits chimiques dans les eaux des circuits; leur efficacité dépend, bien évidemment de la qualité biocide de la molécule active utilisée.
Produits utilisés:
Le produit actif le plus commun est le chlore, étant entendu que la résistance au chlore de la légionelle est, selon la littérature, d'environ 2 mg/l de Chlore actif.
Il y a également l'ozone, dont l'intérêt n'est pas évident compte tenu d'une certaine difficulté de sa préparation en milieu industriel. Est mieux adapté pour le traitement des eaux de distribution.
Parmi les autres agents chimiques qui existent, l'on peut citer: les oxydants comme le brome, les produits bactéricides à molécule organique telles que les isothiazolines, les ammoniums quaternaires, etc.
Les ammoniums quaternaires sont des bactéricides cationiques; l'avantage présenté par certains d'entre eux est l'effet moussant du produit dans l'eau ce qui permet un effet dispersant qui rend plus efficace l'action bactéricide du produit.
De nombreuses molécules d'ammoniums quaternaires existent sur le marché.
Le dosage des produits est fonction de la quantité de molécule active dans l'ensemble de l'eau recirculée.
Dans un circuit de refroidissement à eau recirculée, si l'on introduit une dose choc de produit bactéricide, sa concentration diminue par le fait de la déconcentration du système par les purges qui sont effectuées. Nous rappelons que le temps de demi-séjour d'un produit injecté est donné par la formule suivante: T = 0,7 x V/P, où V est le volume en eau du circuit et P le débit de purges du système.
Il existe également des traitements dits par ionisation consistant à introduire dans l'eau des ions cuivre (Cu++) ou argent (Ag+) - ou les deux ce qui permet de bénéficier d'un effet de synergisme - , lesquels se fixent sur les cellules bactériennes chargées négativement et provoquent la destruction des cellules ainsi touchées après un temps de contact ions cuivre ou argent plus ou moins important selon les concentrations de ces deux métaux.
L'introduction des cations Cu++ et Ag+ se fait par immersion d'électrodes métalliques dans l'eau.
Il est nécessaire de nettoyer périodiquement des electrodes pour en maintenir l'efficacité.
A noter que ce procédé doit être agréé par les services publics pour pouvoir être légalement utilisé.
Exemple
Pour un circuit d'un volume de 1200 m3 avec un taux de purge de 50 m3/h ( Taux de concentration saline de l'eau dans le circuit égal à 3), le temps de demi-séjour est égal à T = 0,7 x 1200/50 = 24 heures.
Si le produit est efficace à une concentration C ( donnée du fabricant) et si la prescription est de maintenir cette concentration durant 24 heures dans le circuit, il conviendra donc d'injecter une dose choc égale à 2C ( exemple: C = 50 mg/l, injection choc de départ = 100 mg/l ou 100 gr/m3, soit dans l'exemple ci-dessus : 100 x 1200 =120 kgs de produit). L'on veillera à ce que le produit soit introduit dans une zone de turbulence afin de favoriser son homogénisation dans l'ensemble de l'eau du système.
L'important, dans tous ces traitements est la possibilité d'en faire un contrôle, en particulier au niveau des excès des molécules ou produits minéraux actifs.
En fait, si les contrôles sont aisés pour ce qui est des produits dits "minéraux" ( chlore, brome etc.), il n'en est pas de même pour les molécules organiques où des contrôles simples, pouvant être faits par l'exploitant sur le site, n'existent pas ; chaque fournisseur de produits propose ses tests et en garantit la fiabilité.
Certaines sociétés spécialisées dans le matériel de contrôle de laboratoire et matériel portable ont mis au point des méthodes de dosage, faisant appel aux dernières technologies numériques. Ceci implique l'intervention de personnes qualifiées pour ce qui est des prélèvements et manipulations des échantillons.
Diagnostic présence legionelle
Compte tenu des risques encourus par une éventuelle présence de bactéries du type légionella, il est souhaitable, quand il existe un circuit de refroidissement à eau recirculée sur un site, et à fortiori si ce site se situe à proximité d'habitations, de faire un diagnostic de recherche de cette bactérie.
Les points de prélèvement d'eau doivent être minutieusement choisis ( zones de circulation d'eau, zones de stagnation, parties chaudes, parties froides etc.), et un plan de prélèvement doit être établi pour que les résultats des analyses soient crédibles.
Ce plan de prélèvement doit être fait par un spécialiste des problèmes d'eaux, lequel doit, de plus, bien connaître la configuration du circuit et en posséder un plan thermo-hydraulique détaillé.
Si un traitement bactéricide existe, il convient de faire plusieurs séries de prélèvements donc d'analyses:
1/ Prélèvements après avoir arrêté l'injection de tous les bactéricides après un délai qui dépend de paramètres tels que débit de purge, volume en eau du circuit.
2/ Prélèvements après remise en service du traitement bactéricide existant; ces divers prélèvements et leur nombre seront déterminés par les temps de rétention des agents bactéricides dans l'eau recirculée
En fonction des résultats des analyses et après une interprétation de ceux-ci par un homme de l'Art, il pourra être envisagé un traitement spécifique anti légionelle. Il convient de noter qu'un certains nombre de traitements bactéricides en place peuvent déjà avoir une action vis à vis de la légionelle, mais ceci ne peut être confirmé que par voie analytique.
Autres considérations techniques
Comme nous l'avons indiqué ci-avant, les éléments qui contribuent à la présence de légionelles sont les dépôts, qu'ils soient minéraux ou organiques. Il convient donc, et ceci dans le cadre global de l'exploitation du circuit de refroidissement, qu'il soit fait obstacle à la présence de ces "dépôts" en adoptant les régles suivantes:
- Mise en place sur l'eau du circuit d'un conditionnement de l'eau antitartre et anticorrosion efficace et contrôlé.
- Elimination des matières en suspension (MES), surtout dans les ambiances poussièreuses, par mise en place d'une filtration en bypass le l'eau recirculée; ceci implique le contrôle de performance de cette filtration par analyses périodiques des MES en entrée et sortie filtres.
- Contrôles périodiques bactériologiques de l'eau recirculée avec, au moins une fois par an, réalisation d'un antibiogramme sur site.
Reglementation sur la prévention
Nous communiquons en annexe les arrêtés relatifs aux installations de refroidissement avec dispersion d'eau et risque de contamination par les légionelles. Ces arrêtés s'appliquent en France.
PRATIQUE DE LA FORMATION .....Haut de page
maj: mars 2009.
En 2009, la formation est devenue indispensable dans les disciplines trés spécialisées comme le traitement des eaux. Les transferts de données par le canal du WEB impliquent, de la part du demandeur, une connaissance de plus en plus précise des problèmes d'eau afin de prendre conscience de l'importance de cette précision lorsqu' il y a des incidents qu'il est nécessaire de résoudre dans les délais les plus réduits.
La formation a pour but le transfert de connaissances. Les intéressés doivent comprendre que leur intérêt est d'y souscrire quand ils le peuvent, car ils en seront les bénéficiaires tant sur le plan de l'acquisition de connaissances que concernant leur évolution de carrière.
Ainsi, la formation requiert-elle un certain nombre de dispositions et d'obligations sans l'observation desquelles il est difficile de valoriser l'action.
Besoin en formation: Il est généralement initié par ceux qui en ont besoin car ils ont éprouvé des difficultés lors de l'accomplissement de certaines tâches. Ce besoin s'exprime sous forme de demandes des intéressés concernant des chapitres techniques qui sont à "fouiller" ou à "compléter".
Degrés de compétence: Si les demandeurs de formation n'ont pas une connaissance technique développée, il est toujours possible, par l'exemple et le bon sens, de faire passer des messages et enseigner des mécanismes simples de raisonnement.
Toutefois, un minimum de compétence est nécessaire, car l'hétérogénéité des groupes ne permet pas de trop importances différences de niveau de connaissances des participants.
Mental: Il est nécessaire de se préparer à la formation; aller au "pas de course" du bureau ou du chantier à la salle de formation n'est pas une bonne méthode. Un homme fatigué entrain de tenter de résoudre les problèmes techniques du quotidien est un mauvais auditeur en formation s'il n'a pas su se déconnecter; il n'est pas plus performant dans une salle de formation que celui qui dort ( ça arrive !)...parfois les yeux ouverts !.....
Le participant doit être convaincu de l'intérêt que la formation représente pour lui et son environnement.
Responsable de la formation: Il y a, dans la plupart des cas, dans les entreprises structurées, un service de formation qui "gère" ( le mot magique) la distribution des programmes et, surtout, analyse les besoins en fonction de critères qui ne doivent pas être uniquement
- des demandes formulées entre deux portes,
- ou la désignation systématique de personnes dans des services où il a été, soit décidé, soit estimé, qu'un quota d'individus devait "passer" en formation, dans le cadre d'une action globale qui aurait été décidée par la hiérarchie.
L'expérience montre qu'une personne ainsi désignée, si de plus elle n'est pas motivée, ne profitera pas de l'enseignement.
Pédagogie de la formation: La formation étant de faire passer des messages avec des contenus techniques, la qualité du formateur revêt une importance primordiale: références des connaissances techniques requises dans la discipline enseignée, professionnalisme en formation, aides audiovisuelles adaptées à l'auditoire.
Bien que les polycopiés ( ou photocopiés) soient la coutume, ils ne nous semblent pas être une obligation car ils n'obligent pas à prendre des notes sur le vif, et c'est bien connu que c'est que l'on écrit que l'on retient le mieux.
Par contre, un plan d'exposé est indispensable, mais il doit être distribué après les séances.
Contrôles de la formation
Des tests préalables sur l'état des connaissances doivent être réalisés préalablement à la formation. Il est possible qu'à ce niveau, certaines personnes soient jugées inaptes à la formation envisagée. Les tests doivent simples et rapides ( 15 à 20 minutes maximum avec tests QRM).
Des tests doivent être réalisés à la fin de la formation, dans les minutes qui suivent la fin de l'exposé; ces tests de 10 minutes maximum (QRM) permettent quasi immédiatement, d'avoir une idée précise sur le degré moyen d'assimilation des connaissances.
Quelques chiffres:
1 journée de formation sur un sujet précis est un temps suffisant ( 3 heures - 1 h de repos - 3 heures).
Nombre des participants par session: 13 maximum.
La meilleure assimilation ne s'obtient pas en faisant des séminaires de 3 ou 4 jours sur des sujets techniques qui demandent de la concentration, mais en pratiquant par journées uniques séparées de 2 ou 3 mois au maximum.
En 1 an, 4 jours de formation sous forme de journées séparéessont bien plus profitables qu'une période de 4 jours "bloqués". C'est bien là où le bât peut blesser dans l'industrie, car nous avons remarqué qu'il est souvent plus facile de regrouper les gens pendant 4 jours successifs, que par 4 fois une journée. Ce raisonnement tient compte d'un paramètre que nous considérons comme important: dans la mesure du possible, les mêmes groupes doivent être reconstitués dans la mesure où ils ont été reconnus par le formateur comme homogènes au niveau des connaissances de base.
Dans un service ou une section de travail d'une société, il faut au moins que 70% des personnes soient formées: cela motive l'ensemble du groupe et le rend performant.
Une même formation doit être reprise tous les 2 ans, pour une mise à jour des connaissances...et des techniques.
Circuits de refroidissement .....Haut de page
Schéma d'un type de circuit à eau recirculée.
Les circuits de refroidissement à eau recirculée posent, côté eau, les problèmes classiques d'entartrage et de corrosion; par contre, ce sont les plus présents dans l'industrie car ils sont la solution la plus économique au point de vue de la consommation d'eau, ce qui n'est pas négligeable en particulier dans les régions où cette eau n'est pas abondante.
Quelques liens
Les circuits de refroidissement les plus utilisés dans l'industrie sont ceux à eau recirculée.

En effet, ce sont eux qui consomment le moins d'eau puisque l'eau qui refroidit les appareils est recyclée après passage dans des tours où elle se refroidit.
Le principe est simple: l'eau recirculée est pulvérisée au sommet de tours afin de maximiser le contact eau air; dans ces tours, un courant d'air est créé ou existe naturellement, ce qui permet à l'eau de se refroidir par consommation de sa chaleur latente de vaporisation.
Cette évaporation provoque une concentration saline qu'il est nécessaire d'équilibre par une déconcentration (purges) afin d'équilibrer le système pour éviter l'entartrage et la corrosion.
C'est à ce niveau que les compétences des spécialistes sont essentielles, car cette eau recirculée ne peut que difficilement être mise en équilibre calcocarbonique, et l'on doit se placer soit en milieu entartrant, soit en milieu agressif.
Ceci conduit, complémentairement à injecter des correcteurs chimiques ( produits de conditionnement)dont la mission est d'empécher l'entartrage et l'agressivité, cette dernière favorisant le processus de corrosion.
Il faut bien faire le distinguo entre agressivité et corrosion: l'agressivité est la tendance de l'eau à redissoudre du carbonate de calcium, alors que la corrosion est le processus électrochimique entre eau et métal provoquant la la dégradation de ce dernier.
Quels sont les problèmes rencontrés dans un circuit de refroidissement à eau recirculée:
- L'entartrage
- La corrosion
- Les proliférations organiques
L'entartrage:
Il est dû au dépassement de solubilité de certains sels alcalinoterreux, dont notamment le carbonate de calcium ( tartre vulgaire). Cette limite de solubilité peut être facilement atteinte en particulier pour les eaux à forte dureté calcique et à teneur élevée en ions bicarbonates. Il s'agit de types d'eaux courants dans nos régions et dans beaucoup de régions du monde.
La limite de solubilité se calcule ainsi que les caractéristiques idéales à obtenir pour qu'une eau soit à l'équilible calcocarbonique.
Chaque type d'eau nécessite un calcul et les caractéristiques idéales de l'eau qui n'entartre ni n'agresse sont sont bien particulières à l'eau étudiée.
La corrosion:
C'est un processus électrochimique qui dépend de nombreux facteurs:
- Salinité de l'eau
- Répartition ionique de l'eau
- Hétérogénéités des surfaces des métaux baignés par l'eau
- Forte aération de l'eau
- Présence de matières en suspension dans l'eau recirculée.
Les proliférations organiques:
Elles dépendent essentiellement des "pollutions" captées par l'eau tant dans l'atmosphère ambiante que par les fuites de produits organiques polluants.
Les profiférations organiques synergisent le phénomène de corrosion.
Paramètres et points importants

La connaissance des différents paramètres notés dans le schéma ci-dessus est essentielle pour une bonne exploitation du système de refroidissement.
A lire également " évolution de l'encrassement"
Arreté concernant la Légionellose ....Haut de page
Arrêté du 13 décembre 2004 relatif aux installations de refroidissement par dispersion d'eau dans un flux d'air soumises à autorisation au titre de la rubrique n° 2921
Le ministre de l'écologie et du développement durable, Vu le code de l'environnement, et notamment le titre Ier du livre V ; Vu le décret n° 77-1133 du 21 septembre 1977 modifié pris pour l'application de la loi n° 76-663 du 19 juillet 1976 relative aux installations classées pour la protection de l'environnement ; Vu l'avis du Conseil supérieur des installations classées en date du 24 juin 2004, Arrête :
TITRE Ier DOMAINE D'APPLICATION Article 1 Le présent arrêté fixe les prescriptions applicables de plein droit aux installations de refroidissement par dispersion d'eau dans un flux d'air soumises à autorisation préfectorale au titre de la rubrique n° 2921 de la nomenclature des installations classées. L'arrêté d'autorisation peut fixer, dès que cela s'avère nécessaire, des dispositions plus sévères que celles du présent arrêté. Article 2 Sont considérés comme faisant partie de l'installation de refroidissement au sens du présent arrêté l'ensemble des éléments suivants : tour(s) de refroidissement et ses parties internes, échangeur(s), l'ensemble composant le circuit d'eau en contact avec l'air (bac[s], canalisation[s], pompe[s]...), ainsi que le circuit d'eau d'appoint (jusqu'au dispositif de protection contre la pollution par retour dans le cas d'un appoint par le réseau public) et le circuit de purge. L'installation de refroidissement est dénommée « installation » dans la suite du présent arrêté. TITRE II PRÉVENTION DU RISQUE LÉGIONELLOSE Article 3 1. Règles d'implantation. Les rejets d'air potentiellement chargé d'aérosols ne sont effectués ni au droit d'une prise d'air, ni au droit d'ouvrants. Les points de rejets sont aménagés de façon à éviter le siphonnage de l'air chargé de goutellettes dans les conduits de ventilation d'immeubles avoisinants ou les cours intérieures. 2. Accessibilité. L'installation de refroidissement doit être aménagée pour permettre les visites d'entretien et les accès notamment aux parties internes, aux bassins et aux parties hautes à la hauteur des rampes de pulvérisation de la tour. La tour doit être équipée de tous les moyens d'accessibilité nécessaires à son entretien et sa maintenance dans les conditions de sécurité ; ces moyens permettent à tout instant de vérifier l'entretien et la maintenance de la tour. Article 4 L'installation doit être conçue pour faciliter les opérations de vidange, nettoyage, désinfection et les prélèvements pour analyses microbiologiques et physico-chimiques. Elle doit être conçue de façon à ce qu'en aucun cas, il n'y ait des tronçons de canalisations constituant des bras morts, c'est-à-dire dans lesquels soit l'eau ne circule pas, soit l'eau circule en régime d'écoulement laminaire. L'installation est équipée d'un dispositif permettant la purge complète de l'eau du circuit. L'exploitant doit disposer des plans de l'installation tenus à jour, afin de justifier des dispositions prévues ci-dessus. Les matériaux en contact avec l'eau sont choisis en fonction des conditions de fonctionnement de l'installation afin de ne pas favoriser la formation de biofilm, de faciliter le nettoyage et la désinfection et en prenant en compte la qualité de l'eau ainsi que le traitement mis en oeuvre afin de prévenir les phénomènes de corrosion, d'entartrage ou de formation de biofilm. La tour doit être équipée d'un dispositif de limitation des entraînements vésiculaires constituant un passage obligatoire du flux d'air potentiellement chargé de vésicules d'eau, immédiatement avant rejet : le taux d'entraînement vésiculaire attesté par le fournisseur du dispositif de limitation des entraînements vésiculaires est inférieur à 0,01 % du débit d'eau en circulation dans les conditions de fonctionnement normales de l'installation. Article 5 L'exploitation s'effectue sous la surveillance d'une personne nommément désignée par l'exploitant, formée et ayant une connaissance de la conduite de l'installation et des risques qu'elle présente, notamment du risque lié à la présence de légionelles, ainsi que des dangers et inconvénients des produits utilisés ou stockés dans l'installation. Toutes les personnes susceptibles d'intervenir sur l'installation sont désignées et formées en vue d'appréhender selon leurs fonctions le risque légionellose associé à l'installation. L'organisation de la formation, ainsi que l'adéquation du contenu de la formation aux besoins sont explicités et formalisées. L'ensemble des documents justifiant la formation des personnels est tenu à la disposition de l'inspection des installations classées. Les personnes étrangères à l'établissement ne doivent pas avoir un accès libre aux installations. Article 6 1. Dispositions générales relatives à l'entretien préventif, au nettoyage et à la désinfection de l'installation. a) Une maintenance et un entretien adaptés de l'installation sont mis en place afin de limiter la prolifération des légionelles dans l'eau du circuit et sur toutes les surfaces de l'installation en contact avec l'eau du circuit où pourrait se développer un biofilm. b) L'exploitant s'assure du bon état et du bon positionnement du dispositif de limitation des entraînements vésiculaires. Lors d'un changement de dispositif de limitation des entraînements vésiculaires, l'exploitant devra s'assurer auprès du fabricant de la compatibilité de ce dernier avec les caractéristiques de la tour. c) Un plan d'entretien préventif, de nettoyage et désinfection de l'installation, visant à maintenir en permanence la concentration des légionelles dans l'eau du circuit à un niveau inférieur à 1 000 unités formant colonies par litre d'eau, est mis en oeuvre sous la responsabilité de l'exploitant. Le plan d'entretien préventif, de nettoyage et désinfection de l'installation est défini à partir d'une analyse méthodique de risques de développement des légionelles. d) L'analyse méthodique de risques de développement des légionelles est menée sur l'installation dans ses conditions de fonctionnement normales (conduite, arrêts complets ou partiels, redémarrages, interventions relatives à la maintenance ou l'entretien) et dans ses conditions de fonctionnement exceptionnelles (changement sur l'installation ou dans son mode d'exploitation). En particulier, sont examinés quand ils existent : - les modalités de gestion des installations de refroidissement (et notamment les procédures d'entretien et de maintenance portant sur ces installations) ; - le cas échéant, les mesures particulières s'appliquant aux installations qui ne font pas l'objet d'un arrêt annuel ; - les résultats des indicateurs de suivi et des analyses en légionelles ; - les actions menées en application de l'article 9 et la fréquence de ces actions ; - les situations d'exploitation pouvant ou ayant pu conduire à un risque de développement de biofilm dans le circuit de refroidissement, notamment incidents d'entretien, bras mort temporaire lié à l'exploitation, portions à faible vitesse de circulation de l'eau, portions à température plus élevée. L'analyse de risque prend également en compte les conditions d'implantation et d'aménagement ainsi que la conception de l'installation. Cet examen s'appuie notamment sur les compétences de l'ensemble des personnels participant à la gestion du risque légionellose, y compris les sous-traitants susceptibles d'intervenir sur l'installation. e) Des procédures adaptées à l'exploitation de l'installation sont rédigées pour définir et mettre en oeuvre : - la méthodologie d'analyse des risques ; - les mesures d'entretien préventif de l'installation en fonctionnement pour éviter la prolifération des micro-organismes et en particulier des légionelles ; - les mesures de vidange, nettoyage et désinfection de l'installation à l'arrêt ; - les actions correctives en cas de situation anormale (dérive des indicateurs de contrôle, défaillance du traitement préventif...) ; - l'arrêt immédiat de l'installation dans des conditions compatibles avec la sécurité du site et de l'outil de production. Ces procédures formalisées sont jointes au carnet de suivi, défini à l'article 11. 2. Entretien préventif de l'installation en fonctionnement. L'installation est maintenue propre et dans un bon état de surface pendant toute la durée de son fonctionnement. Afin de limiter les phénomènes d'entartrage et de corrosion, qui favorisent la formation du biofilm sur les surfaces de l'installation et la prolifération des légionelles, l'exploitant s'assure d'une bonne gestion hydraulique dans l'ensemble de l'installation (régime turbulent) et procède à un traitement régulier à effet permanent de son installation pendant toute la durée de son fonctionnement. Le traitement pourra être chimique ou mettre en oeuvre tout autre procédé dont l'exploitant aura démontré l'efficacité sur le biofilm et sur les légionelles dans les conditions de fonctionnement de l'exploitation. Dans le cas où un traitement chimique serait mis en oeuvre, les concentrations des produits sont fixées et maintenues à des niveaux efficaces ne présentant pas de risque pour l'intégrité de l'installation. L'exploitant vérifie la compatibilité des produits de traitement, nettoyage et désinfection utilisés. En particulier, le choix des produits biocides tient compte du pH de l'eau du circuit en contact avec l'air et du risque de développement de souches bactériennes résistantes en cas d'accoutumance au principe actif du biocide. L'exploitant dispose de réserves suffisantes de produits pour faire face à un besoin urgent ou à des irrégularités d'approvisionnement. Le dispositif de purge de l'eau du circuit permet de maintenir les concentrations minérales à un niveau acceptable en adéquation avec le mode de traitement de l'eau. Les appareils de traitement et les appareils de mesure sont correctement entretenus et maintenus conformément aux règles de l'art. 3. Nettoyage et désinfection de l'installation à l'arrêt. L'installation de refroidissement est vidangée, nettoyée et désinfectée : - avant la remise en service de l'installation de refroidissement intervenant après un arrêt prolongé ; - et en tout état de cause au moins une fois par an, sauf dans le cas des installations concernées par l'article 7 du présent arrêté. Les opérations de vidange, nettoyage et désinfection comportent : - une vidange du circuit d'eau ; - un nettoyage de l'ensemble des éléments de l'installation (tour de refroidissement, bacs, canalisations, garnissages et échangeur[s]...) ; - une désinfection par un produit dont l'efficacité vis-à-vis de l'élimination des légionelles a été reconnue ; le cas échéant cette désinfection s'appliquera à tout poste de traitement d'eau situé en amont de l'alimentation en eau du système de refroidissement. Lors des opérations de vidange, les eaux résiduaires sont soit rejetées à l'égoût, soit récupérées et éliminées dans une station d'épuration ou un centre de traitement des déchets dûment autorisé à cet effet au titre de la législation des installations classées. Les rejets ne doivent pas nuire à la sécurité des personnes, à la qualité des milieux naturels, ni à la conservation des ouvrages, ni, éventuellement, au fonctionnement de la station d'épuration dans laquelle s'effectue le rejet. Lors de tout nettoyage mécanique, des moyens de protection sont mis en place afin de prévenir tout risque d'émissions d'aérosols dans l'environnement. L'utilisation d'un nettoyage à jet d'eau sous pression doit être spécifiquement prévue par une procédure particulière et doit faire l'objet d'un plan de prévention au regard du risque de dispersion de légionelles. Article 7 Si l'exploitant se trouve dans l'impossibilité technique ou économique de réaliser l'arrêt prévu au paragraphe 3 de l'article 6 pour le nettoyage et la désinfection de l'installation, il devra en informer le préfet et lui proposer la mise en oeuvre de mesures compensatoires. L'inspection des installations classées pourra soumettre ces mesures compensatoires à l'avis d'un tiers expert. Ces mesures compensatoires seront, après avis de l'inspection des installations classées, imposées par arrêté préfectoral pris en application de l'article 18 du décret du 21 septembre 1977. Article 8 Un plan de surveillance destiné à s'assurer de l'efficacité du nettoyage et de la désinfection de l'installation est défini à partir des conclusions de l'analyse méthodique des risques menée conformément aux dispositions prévues à l'article 6. Ce plan est mis en oeuvre sur la base de procédures formalisées. L'exploitant identifie les indicateurs physico-chimiques et microbiologiques qui permettent de diagnostiquer les dérives au sein de l'installation. Les prélèvements pour ces diverses analyses sont réalisés périodiquement par l'exploitant selon une fréquence et des modalités qu'il détermine afin d'apprécier l'efficacité des mesures de prévention qui sont mises en oeuvre. Toute dérive implique des actions correctives déterminées par l'exploitant. L'exploitant adapte et actualise la nature et la fréquence de la surveillance pour tenir compte des évolutions de son installation, de ses performances par rapport aux obligations réglementaires et de ses effets sur l'environnement. 1. Fréquence des prélèvements en vue de l'analyse des légionelles. La fréquence des prélèvements et analyses des Legionella specie selon la norme NF T90-431 est au minimum mensuelle pendant la période de fonctionnement de l'installation. Si, pendant une période d'au moins 12 mois continus, les résultats des analyses mensuelles sont inférieurs à 1 000 unités formant colonies par litre d'eau, la fréquence des prélèvements et analyses des Legionella specie selon la norme NF T90-431 pourra être au minimum trimestrielle. Si un résultat d'une analyse en légionelles est supérieur ou égal à 1 000 unités formant colonies par litre d'eau, ou si la présence de flore interférente rend impossible la quantification de Legionella specie, la fréquence des prélèvements et analyses des Legionella specie selon la norme NF T90-431 devra être de nouveau au minimum mensuelle. 2. Modalités de prélèvements en vue de l'analyse des légionelles. Le prélèvement est réalisé par un opérateur formé à cet effet sur un point du circuit d'eau de refroidissement où l'eau est représentative de celle en circulation dans le circuit et hors de toute influence directe de l'eau d'appoint. Ce point de prélèvement, repéré par un marquage, est fixé sous la responsabilité de l'exploitant de façon à faciliter les comparaisons entre les résultats de plusieurs analyses successives. La présence de l'agent bactéricide utilisé dans l'installation doit être prise en compte, notamment dans le cas où un traitement continu à base d'oxydant est réalisé : le flacon d'échantillonnage, fourni par le laboratoire, doit contenir un neutralisant en quantité suffisante. S'il s'agit d'évaluer l'efficacité d'un traitement de choc réalisé à l'aide d'un biocide, ou de réaliser un contrôle sur demande de l'inspection des installations classées, les prélèvements sont effectués juste avant le choc et dans un délai d'au moins 48 heures après celui-ci. Les dispositions relatives aux échantillons répondent aux dispositions prévues par la norme NF T90-431. 3. Laboratoire en charge de l'analyse des légionelles. L'exploitant adresse le prélèvement à un laboratoire, chargé des analyses en vue de la recherche des Legionella specie selon la norme NF T90-431, qui répond aux conditions suivantes : - le laboratoire est accrédité selon la norme NF EN ISO/CEI 17025 par le Comité français d'accréditation (COFRAC) ou tout autre organisme d'accréditation équivalent européen, signataire de l'accord multilatéral pris dans le cadre de la coordination européenne des organismes d'accréditation ; - le laboratoire rend ses résultats sous accréditation ; - le laboratoire participe à des comparaisons interlaboratoires quand elles existent. 4. Résultats de l'analyse des légionelles. Les ensemencements et les résultats doivent être présentés selon la norme NF T90-431. Les résultats sont exprimés en unité formant colonies par litre d'eau (UFC/L). L'exploitant demande au laboratoire chargé de l'analyse que les ensemencements dont les résultats font apparaître une concentration en légionelles supérieures à 100 000 UFC/L soient conservés pendant 3 mois par le laboratoire. Le laboratoire d'analyse fournit les informations nécessaires à l'identification de l'échantillon : - coordonnées de l'installation ; - date, heure de prélèvement, température de l'eau ; - nom du préleveur présent ; - référence et localisation des points de prélèvement ; - aspect de l'eau prélevée : couleur, dépôt ; - pH, conductivité et turbidité de l'eau au lieu du prélèvement ; - nature et concentration des produits de traitements (biocides, biodispersants...) ; - date de la dernière désinfection choc. Les résultats obtenus font l'objet d'une interprétation. L'exploitant s'assure que le laboratoire l'informera des résultats définitifs et provisoires de l'analyse par des moyens rapides (télécopie, courriel) si : - le résultat définitif de l'analyse dépasse le seuil de 1 000 unités formant colonies par litre d'eau ; - le résultat définitif de l'analyse rend impossible la quantification de Legionella specie en raison de la présence d'une flore interférente. 5. Prélèvements et analyses supplémentaires. L'inspection des installations classées peut demander à tout moment la réalisation de prélèvements et analyses supplémentaires, y compris en déclenchant un contrôle de façon inopinée, ainsi que l'identification génomique des souches prélevées dans l'installation par le Centre national de référence des légionelles (CNR de Lyon). Ces prélèvements et analyses microbiologiques et physico-chimiques sont réalisés par un laboratoire répondant aux conditions définies au point 3 du présent article. Une copie des résultats de ces analyses supplémentaires est adressée à l'inspection des installations classées par l'exploitant, dès leur réception. L'ensemble des frais des prélèvements et analyses sont supportés par l'exploitant. Article 9 1. Actions à mener si la concentration mesurée en Legionella specie est supérieure ou égale à 100 000 unités formant colonies par litre d'eau selon la norme NF T90-431. a) Si les résultats des analyses en légionelles, selon la norme NF T90-431, réalisées en application de l'ensemble des dispositions qui précèdent, mettent en évidence une concentration en Legionella specie supérieure ou égale à 100 000 unités formant colonies par litre d'eau, l'exploitant arrête, dans les meilleurs délais, l'installation de refroidissement, selon une procédure d'arrêt immédiat qu'il aura préalablement définie, et réalise la vidange, le nettoyage et la désinfection de l'installation de refroidissement. La procédure d'arrêt immédiat prendra en compte le maintien de l'outil et les conditions de sécurité de l'installation, et des installations associées. Dès réception des résultats selon la norme NF T90-431, l'exploitant en informe immédiatement l'inspection des installations classées par télécopie avec la mention : « urgent et important, tour aéroréfrigérante, dépassement du seuil de 100 000 unités formant colonies par litre d'eau. » Ce document précise : - les coordonnées de l'installation ; - la concentration en légionelles mesurée ; - la date du prélèvement ; - les actions prévues et leurs dates de réalisation. b) Avant la remise en service de l'installation, il procède à une analyse méthodique des risques de développement des légionelles dans l'installation, telle que prévue à l'article 6.1, ou à l'actualisation de l'analyse existante, en prenant notamment en compte la conception de l'installation, sa conduite, son entretien et son suivi. Cette analyse des risques doit permettre de définir les actions correctives visant à réduire les risques de développement des légionelles et de planifier la mise en oeuvre des moyens susceptibles de réduire ces risques. Le plan d'actions correctives ainsi que la méthodologie mise en oeuvre pour analyser cet incident sont joints au carnet de suivi. L'exploitant met en place les mesures d'amélioration prévues et définit les moyens susceptibles de réduire le risque. Les modalités de vérification de l'efficacité de ces actions avant et après remise en service de l'installation sont définies par des indicateurs tels que des mesures physico-chimiques ou des analyses microbiologiques. c) Après remise en service de l'installation, l'exploitation vérifie immédiatement l'efficacité du nettoyage et des autres mesures prises selon les modalités définies précédemment. Quarante-huit heures après cette remise en service, l'exploitant réalise un prélèvement, pour analyse des légionelles selon la norme NF T90-431. Dès réception des résultats de ce prélèvement, un rapport global sur l'incident est transmis à l'inspection des installations classées. L'analyse des risques est jointe au rapport d'incident. Le rapport précise l'ensemble des mesures de vidange, nettoyage et désinfection mises en oeuvre, ainsi que les actions correctives définies et leur calendrier de mise en oeuvre. d) Les prélèvements et les analyses en Legionella specie selon la norme NF T90-431 sont ensuite effectués tous les quinze jours pendant trois mois. En cas de dépassement de la concentration de 10 000 unités formant colonies par litre d'eau sur un des prélèvements prescrits ci-dessus, l'installation est à nouveau arrêtée dans les meilleurs délais et l'ensemble des actions prescrites ci-dessus sont renouvelées. e) Dans le cas des installations dont l'arrêt immédiat présenterait des risques importants pour le maintien de l'outil ou la sécurité de l'installation et des installations associées, la mise en oeuvre de la procédure d'arrêt sur plusieurs jours pourra être stoppée, sous réserve qu'il n'y ait pas d'opposition du préfet à la poursuite du fonctionnement de l'installation de refroidissement, si le résultat selon la norme NF T90-431 d'un prélèvement effectué pendant la mise en oeuvre de la procédure d'arrêt est inférieur à 100 000 unités formant colonies par litre d'eau. La remise en fonctionnement de l'installation de refroidissement ne dispense pas l'exploitant de la réalisation de l'analyse de risques, de la mise en oeuvre d'une procédure de nettoyage et désinfection, et du suivi de son efficacité. Les prélèvements et les analyses en Legionella specie selon la norme NF T90-431 sont ensuite effectués tous les huit jours pendant trois mois. En fonction des résultats de ces analyses, l'exploitant met en oeuvre les dispositions suivantes : - en cas de dépassement de la concentration de 10 000 unités formant colonies par litre d'eau, l'exploitant réalise ou renouvelle les actions prévues au point 1.b du présent article et soumet ces éléments à l'avis d'un tiers expert dont le rapport est transmis à l'inspection des installations classées dans le mois suivant la connaissance du dépassement de la concentration de 10 000 unités formant colonies par litre d'eau ; - en cas de dépassement de la concentration de 100 000 unités formant colonies par litre d'eau, l'installation est arrêtée dans les meilleurs délais et l'exploitant réalise l'ensemble des actions prescrites aux points 1 a à 1 c du présent article. Le préfet pourra autoriser la poursuite du fonctionnement de l'installation, sous réserve que l'exploitant mette immédiatement en oeuvre des mesures compensatoires soumises à l'avis d'un tiers expert choisi après avis de l'inspection des installations classées. Le préfet sur proposition de l'inspection des installations classées prescrira la réalisation d'un réexamen de la conception de l'installation tel que prévu au point 2 de l'article 14 afin d'améliorer la prévention du risque légionellose. 2. Actions à mener si la concentration mesurée en Legionella specie est supérieure ou égale à 1 000 unités formant colonies par litre d'eau et inférieure à 100 000 unités formant colonies par litre d'eau. Si les résultats d'analyses réalisées en application de l'ensemble des dispositions qui précèdent mettent en évidence une concentration en Legionella specie selon la norme NF T90-431 supérieure ou égale à 1 000 unités formant colonies par litre d'eau et inférieure à 100 000 unités formant colonies par litre d'eau, l'exploitant prend des dispositions pour nettoyer et désinfecter l'installation de façon à s'assurer d'une concentration en Legionella specie inférieure à 1 000 unités formant colonies par litre d'eau. La vérification de l'efficacité du nettoyage et de la désinfection est réalisée par un prélèvement selon la norme NF T90-431 dans les deux semaines consécutives à l'action corrective. Le traitement et la vérification de l'efficacité du traitement sont renouvelés tant que la concentration mesurée en Legionella specie est supérieure ou égale à 1 000 unités formant colonies par litre d'eau et inférieure à 100 000 unités formant colonies par litre d'eau. A partir de trois mesures consécutives indiquant des concentrations supérieures à 1 000 unités formant colonies par litre d'eau, l'exploitant devra procéder à l'actualisation de l'analyse méthodique des risques de développement des légionelles dans l'installation, prévue à l'article 6, en prenant notamment en compte la conception de l'installation, sa conduite, son entretien, son suivi. L'analyse des risques doit permettre de définir les actions correctives visant à réduire le risque de développement des légionelles et de planifier la mise en oeuvre des moyens susceptibles de réduire ces risques. Le plan d'actions correctives, ainsi que la méthodologie mise en oeuvre pour analyser cet incident sont joints au carnet de suivi. L'exploitant tient les résultats des mesures et des analyses de risques effectuées à la disposition de l'inspection des installations classées. 3. Actions à mener si le résultat de l'analyse selon la norme NF T90-431 rend impossible la quantification de Legionella specie en raison de la présence d'une flore interférente. Sans préjudice des dispositions prévues aux points 1 et 2, si le résultat de l'analyse selon la norme NF T90-431 rend impossible la quantification de Legionella specie en raison de la présence d'une flore interférente, l'exploitant prend des dispositions pour nettoyer et désinfecter l'installation de façon à s'assurer d'une concentration en Legionella specie inférieure à 1 000 unités formant colonies par litre d'eau. Article 10 Si un ou des cas de légionellose sont découverts par les autorités sanitaires dans l'environnement de l'installation, sur demande de l'inspection des installations classées : - l'exploitant fera immédiatement réaliser un prélèvement par un laboratoire répondant aux conditions prévues à l'article 8.3, auquel il confiera l'analyse des légionelles selon la norme NF T90-431 ; - l'exploitant analysera les caractéristiques de l'eau en circulation au moment du prélèvement ; - l'exploitant procédera à un nettoyage et une désinfection de l'installation et analysera les caractéristiques de l'eau en circulation après ce traitement ; - l'exploitant chargera le laboratoire d'expédier toutes les colonies isolées au Centre national de référence des légionelles (CNR de Lyon), pour identification génomique des souches de légionelles. Article 11 L'exploitant reporte toute intervention réalisée sur l'installation dans un carnet de suivi qui mentionne : - les volumes d'eau consommés mensuellement ; - les périodes de fonctionnement et d'arrêt ; - les opérations de vidange, nettoyage et désinfection (dates/nature des opérations/identification des intervenants/nature et concentration des produits de traitement/conditions de mise en oeuvre) ; - les fonctionnements pouvant conduire à créer temporairement des bras morts ; - les vérifications et interventions spécifiques sur les dévésiculeurs ; - les modifications apportées aux installations ; - les prélèvements et analyses effectuées : concentration en légionelles, température, conductivité, pH, TH, TAC, chlorures, etc. Sont annexés aux carnets de suivi : - le plan des installations, comprenant notamment le schéma de principe à jour des circuits de refroidissement, avec identification du lieu de prélèvement pour analyse, des lieux d'injection des traitements chimiques ; - les procédures (plan de formation, plan d'entretien, plan de surveillance, arrêt immédiat, actions à mener en cas de dépassement de seuils, méthodologie d'analyse de risques, etc.) ; - les bilans périodiques relatifs aux résultats des mesures et analyses ; - les rapports d'incident ; - les analyses de risques et actualisations successives ; - les notices techniques de tous les équipements présents dans l'installation. Le carnet de suivi et les documents annexés sont tenus à la disposition de l'inspection des installations classées. Article 12 Les résultats des analyses de suivi de la concentration en légionelles sont adressés par l'exploitant à l'inspection des installations classées sous forme de bilans annuels. Ces bilans sont accompagnés de commentaires sur : - les éventuelles dérives constatées et leurs causes, en particulier lors des dépassements du seuil de 1 000 unités formant colonies par litre d'eau en Legionella specie ; - les actions correctives prises ou envisagées ; - les effets mesurés des améliorations réalisées. Le bilan de l'année N - 1 est établi et transmis à l'inspection des installations classées pour le 30 avril de l'année N. Article 13 Dans le mois qui suit la mise en service, puis au minimum tous les deux ans, l'installation fait l'objet d'un contrôle par un organisme agréé au titre de l'article 40 du décret du 21 septembre 1977 susvisé. L'agrément est délivré par le ministère chargé des installations classées à un organisme compétent dans le domaine de la prévention des légionelles. L'accréditation au titre des annexes A, B ou C de la norme NF EN 45004 par le Comité français d'accréditation (COFRAC) ou tout autre organisme d'accréditation équivalent européen, signataire de l'accord multilatéral pris dans le cadre de la coordination européenne des organismes d'accréditation pourra constituer une justification de cette compétence. La fréquence de contrôle est annuelle pour les installations concernées par l'article 7 du présent arrêté. En outre, pour les installations dont un résultat d'analyses présente un dépassement du seuil de concentration en légionelles supérieur ou égal à 100 000 UFC/l d'eau selon la norme NF T90-431, un contrôle est réalisé dans les 12 mois qui suivent. Ce contrôle consiste en une visite de l'installation, une vérification des conditions d'implantation et de conception et des plans d'entretien et de surveillance de l'ensemble des procédures associées à l'installation, et de la réalisation des analyses de risques. L'ensemble des documents associés à l'installation (carnet de suivi, descriptif des installations, résultats d'analyses physico-chimiques et microbiologiques, bilans périodiques, procédures associées à l'installation, analyses de risques, plans d'actions...) sont tenus à la disposition de l'organisme. A l'issue de chaque contrôle, l'organisme établit un rapport adressé à l'exploitant de l'installation contrôlée. Ce rapport mentionne les non-conformités constatées et les points sur lesquels des mesures correctives ou préventives peuvent être mises en oeuvre. L'exploitant tient le rapport à la disposition de l'inspection des intallations classées. Article 14 1. Révision de l'analyse de risques. Au moins une fois par an, l'analyse méthodique des risques telle que prévue à l'article 6 est revue par l'exploitant. Cette révision s'appuie notamment sur les conclusions de la vérification menée en application de l'article 13 et sur l'évolution des meilleures technologies disponibles. Sur la base de la révision de l'analyse des risques, l'exploitant revoit les procédures mises en place dans le cadre de la prévention du risque légionellose et planifie, le cas échéant, les travaux décidés. Les conclusions de cet examen, ainsi que les éléments nécessaires à sa bonne réalisation (méthodologie, participants, risques étudiés, mesures de prévention, suivi des indicateurs de surveillance, conclusions du contrôle de l'organisme agréé), sont tenus à la disposition de l'inspection des installations classées. 2. Révision de la conception de l'installation. Le préfet sur proposition de l'inspection des installations classées pourra prescrire la réalisation d'un réexamen de la conception de l'installation afin d'améliorer la prévention du risque légionellose. Article 15 Sans préjudice des dispositions du code du travail, l'exploitant met à disposition des personnels intervenant à l'intérieur ou à proximité de l'installation, et susceptibles d'être exposés par voie respiratoire aux aérosols, des équipements individuels de protection adaptés ou conformes aux normes en vigueur lorsqu'elles existent (masque pour aérosols biologiques, gants...), destinés à les protéger contre l'exposition : - aux aérosols d'eau susceptibles de contenir des germes pathogènes ; - aux produits chimiques. Un panneau, apposé de manière visible, devra signaler l'obligation du port de masque. Le personnel intervenant sur l'installation ou à proximité de la tour de refroidissement doit être informé des circonstances susceptibles de les exposer aux risques de contamination par les légionelles et de l'importance de consulter rapidement un médecin en cas de signes évocateurs de la maladie. L'ensemble des documents justifiant l'information des personnels est tenu à la disposition de l'inspection des installations classées et de l'inspection du travail. TITRE III PRÉVENTION DE LA POLLUTION DES EAUX Article 16 1. Prélèvements. Les installations de prélèvement d'eau dans le milieu naturel doivent être munies de dispositifs de mesure totalisateurs de la quantité d'eau prélevée. Ces mesures sont régulièrement relevées et le résultat doit être enregistré et tenu à la disposition de l'inspection des installations classées. Le raccordement à une nappe d'eau ou au réseau de distribution d'eau potable doit être muni d'un dispositif évitant en toute circonstance le retour d'eau pouvant être polluée. L'usage du réseau d'eau incendie est strictement réservé aux sinistres et aux exercices de secours, et aux opérations d'entretien ou de maintien hors gel de ce réseau. 2. Qualité de l'eau d'appoint. L'eau d'appoint respecte au niveau du piquage les critères microbiologiques et de matières en suspension suivants : Legionella sp < seuil de quantification de la technique normalisée utilisée. Numération de germes aérobies revivifiables à 37° C < 1 000 germes/ml. Matières en suspension : < 10 mg/l. Lorsque ces qualités ne sont pas respectées, l'eau d'appoint fera l'objet d'un traitement permettant l'atteinte des objectifs de qualité ci-dessus. Dans ce cas, le suivi de ces paramètres sera réalisé au moins deux fois par an dont une pendant la période estivale. 3. Consommation. Toutes dispositions doivent être prises pour limiter la consommation d'eau. 4. Réseau de collecte. Le réseau de collecte doit être de type séparatif permettant d'isoler les eaux résiduaires polluées des eaux pluviales non susceptibles d'être polluées. Les points de rejet des eaux résiduaires doivent être en nombre aussi réduit que possible. Ils doivent être aménagés pour permettre un prélèvement aisé d'échantillons et l'installation d'un dispositif de mesure du débit. 5. Mesure des volumes rejetés. La quantité d'eau rejetée doit être mesurée journellement ou, à défaut, évaluée à partir d'un bilan matière sur l'eau, tenant compte notamment de la mesure des quantités d'eau prélevées dans le réseau de distribution publique ou dans le milieu naturel. 6. Valeurs limites de rejet. Sans préjudice de l'autorisation de déversement dans le réseau public (art. L. 1331-10 du code de la santé publique), les rejets d'eaux résiduaires doivent faire l'objet, en tant que de besoin, d'un traitement permettant de respecter les valeurs limites suivantes, contrôlées, sauf stipulation contraire de la norme, sur effluent brut non décanté et non filtré, sans dilution préalable ou mélange avec d'autres effluents : a) Dans tous les cas, avant rejet au milieu naturel ou dans un réseau d'assainissement collectif : Le pH (NF T90-008) doit être compris entre 5,5 et 9,5 et la température des effluents doit être inférieure à 30 °C. Le préfet peut autoriser une température plus élevée en fonction des contraintes locales. b) Dans le cas de rejet dans un réseau d'assainissement collectif muni d'une station d'épuration, lorsque le flux maximal apporté par l'effluent est susceptible de dépasser 15 kg/j de MEST ou 15 kg/j de DBO5 ou 45 kg/j de DCO : Matières en suspension (NF T90-105) : 600 mg/l. DCO (NF T90-101) : 2 000 mg/l (*). DBO5 (NF T90-103) : 800 mg/l. (*) Cette valeur limite n'est pas applicable lorsque l'autorisation de déversement dans le réseau public prévoit une valeur supérieure.
c) Dans le cas de rejet dans le milieu naturel (ou dans un réseau d'assainissement collectif dépourvu de station d'épuration) : Matières en suspension (NF T90-105) : la concentration ne doit pas dépasser 100 mg/l si le flux journalier n'excède pas 15 kg/j, 35 mg/l au-delà. DCO (NF T90-101) : la concentration ne doit pas dépasser 300 mg/l si le flux journalier n'excède pas 100 kg/j, 125 mg/l au-delà. DBO5 (NF T90-103) : la concentration ne doit pas dépasser 100 mg/l si le flux journalier n'excède pas 30 kg/j, 30 mg/l au-delà. Dans tous les cas, les rejets doivent être compatibles avec la qualité ou les objectifs de qualité des cours d'eau. d) Polluants spécifiques : avant rejet dans le milieu naturel ou dans un réseau d'assainissement collectif urbain : - les concentrations en chrome hexavalent (NF T90-112), en cyanures (ISO 6703/2) et tributylétain doivent être inférieures au seuil de détection de ces polluants ; - la concentration en AOX (ISO 9562) doit être inférieure ou égale à 1 mg/l si le flux est supérieur à 30 g/j ; - la concentration en métaux totaux (NF T90-112) doit être inférieure ou égale à 15 mg/l si le flux est supérieur à 100 g/j. Ces valeurs limites doivent être respectées en moyenne quotidienne. Aucune valeur instantanée ne doit dépasser le double des valeurs limites de concentration. 7. Interdiction des rejets en nappe. Le rejet direct ou indirect même après épuration d'eaux résiduaires dans une nappe souterraine est interdit. 8. Surveillance par l'exploitant de la pollution rejetée. L'exploitant met en place un programme de surveillance, adapté aux flux rejetés, des paramètres suivants : pH, température, MES et AOX. Une mesure des concentrations des différents polluants visés au point 6 du présent article doit être effectuée au moins tous les 3 ans par un organisme agréé par le ministre de l'environnement. Ces mesures sont effectuées sur un échantillon représentatif du fonctionnement sur une journée de l'installation et constitué soit par un prélèvement continu d'une demi-heure, soit par au moins deux prélèvements instantanés espacés d'une demi-heure. En cas d'impossibilité d'obtenir un tel échantillon, une évaluation des capacités des équipements d'épuration à respecter les valeurs limites est réalisée. Une mesure du débit est également réalisée, ou estimée à partir des consommations, si celui-ci est supérieur à 10 m³/j. Les polluants visés au point 6 du présent article qui ne sont pas susceptibles d'être émis dans l'installation ne font pas l'objet des mesures périodiques prévues au présent point. Dans ce cas, l'exploitant tient à la disposition de l'inspection des installations classées les éléments techniques permettant d'attester l'absence d'émission de ces produits dans l'installation. TITRE IV MODALITÉS D'APPLICATION Article 17 I. - Les dispositions du présent arrêté s'appliquent aux installations dont le premier arrêté d'autorisation interviendra après le 1er juillet 2005, ainsi qu'aux modifications ou extensions d'installations autorisées postérieurement à la même date et qui entraînent une augmentation de plus de 20 % de la puissance maximale évacuée des installations visées par le présent arrêté, à l'exception des dispositions prévues au point 3 de l'article 8 et à l'article 13, qui s'appliqueront dans un délai de un an à compter de la publication du présent arrêté. II. - Les autres installations sont soumises aux dispositions du présent arrêté dans un délai de quatre mois à compter de la publication du présent arrêté au Journal officiel, à l'exception : - des articles 3 et 4 ; - des dispositions prévues au point 3 de l'article 8 et à l'article 13, qui s'appliqueront dans un délai de un an à compter de la publication du présent arrêté. III. - Jusqu'à l'entrée en vigueur des dispositions du présent arrêté, les installations existantes doivent respecter les prescriptions qui leur ont été imposées. Article 18 Sont abrogées, à la date d'entrée en vigueur des dispositions du présent arrêté, les dispositions suivantes : - l'article 33 de l'arrêté du 20 juin 2002 relatif aux chaudières présentes dans une installation nouvelle ou modifiée d'une puissance supérieure à 20 MWth ; - l'article 80 de l'arrêté du 12 mars 2003 relatif à l'industrie du verre et de la fibre minérale ; - l'article 47 de l'arrêté du 30 juillet 2003 relatif aux chaudières présentes dans des installations existantes de combustion d'une puissance supérieure à 20 MWth ; - l'article 8 de l'arrêté du 30 avril 2004 relatif aux prescriptions applicables aux installations classées pour la protection de l'environnement soumises à autorisation sous la rubrique n° 2210 « abattage d'animaux » ; - du point 3.7 de l'annexe 1 de l'arrêté du 16 juillet 2003 relatif aux prescriptions générales applicables aux installations classées soumises à déclaration sous la rubrique n° 2450 relative aux imprimeries ou ateliers de reproduction graphique sur tout support tel que métal, papier, carton, matières plastiques, textiles, etc., utilisant une forme imprimante ; - du point 3.7 de l'annexe 1 de l'arrêté du 30 avril 2004 relatif aux prescriptions générales applicables aux installations classées soumises à déclaration sous la rubrique n° 2210 relative à l'abattage des animaux ; - du point 3.7 de l'annexe 1 de l'arrêté du 21 juin 2004 relatif aux prescriptions générales applicables aux installations classées soumises à déclaration sous la rubrique n° 2564 relative au nettoyage, dégraissage, décapage de surfaces (métaux, matières plastiques, etc.) par des procédés utilisant des liquides organohalogénés ou des solvants organiques ; - du point 3.7 de l'annexe 1 de l'arrêté du 13 octobre 2004 relatif aux prescriptions générales applicables aux installations classées soumises à déclaration sous la rubrique n° 2685 relative aux médicaments à usage humain ou vétérinaire (fabrication et division en vue de la préparation de). Article 19 Le directeur de la prévention des pollutions et des risques est chargé de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française. Fait à Paris, le 13 décembre 2004. |
Conseil et expertise en traitement des eaux industrielles
Informations sur notre action dans l'industrie
Notre activité se situe quasi-exclusivement dans l'industrie où nous y exerçons et y avons des références depuis 1962 ( cf. notre parcours professionnel et nos références).
Nous intervenons au coup par coup, lorsque des problèmes nécessitent une expertise "à chaud", mais la plupart du temps, opérons à partir de "missions" déterminées ou sous forme de contrat d'assistance technique, ce qui nous parait être la méthode la plus performante.
Le site WEB dans lequel vous vous trouvez n'est autre chose qu'une information du grand public sur les rudiments de quelques techniques de traitement des eaux. Nombreuses sont les questions de lecteurs plus directement intéressés par tel ou tel sujet.
Nos activités se résument comme suit:
Conseil & Assistance en traitement des eaux
Diagnostics
Conception d'installations de traitement d'eaux neuves ou résiduaires
Formation
Expertise
Mise au point d'unités pilotes pour tester des produits de conditionnement d'eau ou des techniques de traitement des eaux
Suivi des traitements hors site par liaison sur le Web
Notre raison d'exister:
Elle ne peut avoir de sens que si les économies réalisées par l'industriel, en liaison directe avec nos interventions, sont supérieures au coût de notre prestation.
L'on pourra toujours dire que le montant de ces économies n'est connu qu'à postériori ! Bien sûr, pour ce qui est du montant exact; toutefois, nous avons la possibilité d'en faire une estimation préalable et des exemples récents montrent que cette estimation a été faite en-dessous de la vérité !
Nos prestations:
Sont conformes aux prestations normales de profession d'Ingénieur Conseil, réalisées par un ingénieur diplômé d'une grande école française.
France et communauté européenne: HT 120 €/heure . Tarif dégressif à partir d'une journée ( soit après 8 heures de prestation).
Afrique: Intervention de 3 jours au minimum. HT 3050 €/3 jours. Tarif dégressif après ces 3 jours.
Offre d'intervention:
Une offre d'intervention est envoyée sur demande, avec, en fonction de la qualité des renseignements demandés par nous-mêmes et fournis par le solliciteur, une estimation des économies pouvant être réalisées. Cette estimation est faite à titre gracieux.
Quelques liens sur les pages de notre site
Consultez-nous pour tout problème d'eau qui se pose à vous.
Entartrage et corrosion Cliquez ici
Systèmes de contrôle de la corrosion Cliquez ici
Circuits de refroidissement en eau douce Cliquez ici
Circuits de refroidissement en eau de mer Cliquez ici
Procédés de traitement des eaux : déminéralisation de l'eau sur résines échangeuses d'ions Cliquez ici
Procédés de traitement des eaux : Osmose inverse Cliquez ici
Procédés de traitement des eaux : Electrodialyse Cliquez ici
Légionellose par émissions des circuits de refroidissement avec évaporation Cliquez ici
Nettoyage chique des installations: principe et schémas d'installation de nettoyage Cliquez ici
Chloration de l'eau pour élimination des germes pathogènes Cliquez ici
Formation en traitement des eaux Cliquez ici
Interventions sur site de spécialiste en traitement et conditionnement des eaux Cliquez ici
Suivi des traitements d'eaux « en ligne » Cliquez ici
Note: Dans nos actions techniques où il y a des problèmes de potabilité, d'influence de l'eau sur la santé, nous faisons appel, si nécessaire, à la compétence d'un Docteur en Médecine et vous communiquons un lien sur un de ses articles : http://detrigne.perso.neuf.fr/santetravail.html
L'intervention d'un spécialiste a un coût, qu'il s'agisse d'un travail à durée limitée ( d'une heure à quelques heures) ou d'un travail de plusieurs jours et, à fortiori, de plusieurs semaines.
Le coût horaire pour des consultations et des études dépend de l'importance du temps de travail.
Le tarif horaire de base est de 120 € Hors taxes.
Le tarif devient dégressif à partir de 20 heures et ce n'est que sur une demande précise que nous pouvons chiffrer le coût de l'étude ou de l'intervention.
N'hésitez pas à nous consulter pour un devis d'intervention; nous vous répondrons par email retour; cette consultation ne vous engage nullement et vous ne serez pas importuné par des relances répétitives. Nous vous demandons simplement de nous indiquer précisemment votre adresse email, afin que nous puissions vous répondre Cliquez ici
Quelques éléments sur un travail de consulting
Nous ne sommes pas des partisans pour l'étude "vite fait" ou pour le diagnostic "pour voir et ensuite décider s'il sera fait appel au consultant": Nous ne retenons pas ces formules qui ne correspondant pas à une approche professionnelle des problèmes.
Le réseau internet ne peut être considéré comme un moyen commode pour obtenir des renseignements techniques sans rémunération, car ceux-ci nécessitent un travail, quelle que soit l'importance de celui-ci.
La vie professionnelle apporte quotidiennement son lot de questions, en particulier dans le domaine du traitement des eaux; et vous ne savez pas toujours comment y faire face:
==> Impossible de réduire le fouling bactérien dans un circuit de refroidissement; est-ce un problème de bactéricide mal adapté ? ou bien une nouvelle source de pollution de l'eau ?
==> Les caractéristiques de l'eau brute alimentant mon poste de déminéralisation totale ont changé. Comment exploiter désormais ce poste car l'eau de sortie doit toujours avoir des caractéristiques précises pour l'alimentatioon de ma chaudière à vapeur MP ?
==> Ma station de traitement des effluents ne permet plus l'obtention des normes sur l'eau de rejet. Comment faire le point alors que cette station n'est plus sous garantie et que le fournisseur n'arrive pas, lui-même à régler ce problème ?
Peut-être aviez-vous jusqu'à présent du mal à trouver des réponses fiables et avoir des conseils pratiques. Ceci est possible avec un Ingénieur Conseil !
En général, ce n'est pas le risque d'incompétence du consultant qui bloque le processus de recours à ses services, mais le coût de l'opération. Ce coût n'est pas à considérer tel quel mais est à comparer, non seulement au coût de l'étude du problème qui serait effectuée par le personnel propre de l'entreprise, mais doit être mis en "balance" avec les économies réalisées.
1/ Il est évident que les clients ne font appel à un consultant que lorsque leur structure ne leur permet pas de disposer de suffisamment de temps pour étudier le problème qui se pose. De plus, pour des non spécialistes, le temps passé est en général largement supérieur au temps necessaire à un spécialiste dont c'est le travail avec une obligation de résultats. En fait, l'investissement dans des prestations de consulting, sur le strict plan de l'arithmétique comptable, ne coûte pas plus - et souvent moins - à l'industriel que le travail qu'il aurait à fournir pour traiter seul son problème.
2/ Le consultant a une obligation de résultat et doit, dans quelque cas de figure que ce soit, optimiser le traitement et surtout informer, voire former, le personnel qui en aura la charge d'exploitation; le consultant n'a pas d'objectif purement commercial avec pour but des profits supplémentaires sur des matériels à "améliorer", des produits à "remplacer" etc. ce qui pourrait constituer des options; celles-ci ne sont pas systématiquement indispensables à la bonne marche de l'installation; dans la plupart des cas, la rentabilité des modifications n'est pas objectivement démontrée.
3/ De plus, et ceci est une constatation que nous avons fréquemment faite, l'industriel n'est pas toujours au courant, c'est à dire informé techniquement sur les nouvelles techniques de base, susceptibles d'apporter un "plus" pour une meilleure résolution de ses problèmes. Bien souvent, ces nouvelles techniques conduisent à une simplication des opérations de suivi sur site, et, par voie de conséquence à des coûts d'exploitation plus réduits.
4/ Enfin, l'opportunité d'intervention d'un consultant se base sur l'éventuelle complexité du problème à résoudre et sur le bilan de l'opération qui ne peut être fait que par l'industriel: la différence entre les économies réalisées et le coût de la prestation doit la plus élevée possible.